Grand Prix de Gairaut (11-10-09)

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Running late here !!!
J’ai du retard dans les posts. Je commence à l’envers, par le Grand Prix de Gairaut, du dimanche 11 octobre, soit 12,6 km très vallonné dans les collines au dessus de Nice. (et je reviendrai plus tard sur le trail dans les calanques marseillaises).

J’aime beaucoup le Grand Prix de Gairaut, pas seulement parce que cette course passe par « notre » canal, pas seulement parce qu’elle est petite (environ 160 participants cette année), pas seulement parce qu’elle est jolie, pas seulement parce que ma conseillère générale préférée remet des coupes et pas seulement à cause de l’apéro à la fin, mais aussi parce que j’ai mis 8 min de moins que l’année dernière, soit 1h10.
HA ! Quand même. Ça sert à quelque chose.

Les côtes, ça va beaucoup mieux. Par contre, je suis toujours aussi nulle dans les descentes, misère.

(Photo empruntée au site de l’association "Nostre canal").

Aquathlon de Nice, 13/09/09

Peut-on nager/courir un aquathlon lorsqu’on n’est pas dans un club de triathlon? Mais oui, c’est la réponse de Junior, et sans arriver dernier en plus, mais 24ème sur 29, ce qui est très bien lorsqu’on est dernier après la transition!!!

Le papa s’est bien débrouillé aussi sur la course sprint des grands (49ème sur 87).

La maman a failli s’évanouir dix fois et n’a jamais eu aussi peur lors de ses propres courses, mais tout va bien maintenant.

Courir à Valberg (II)

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Courir à Valberg avec Brinouille et Nico, épisode 2.

Nous choisissons de faire ce tour de Raton en sens inverse de celui choisi très souvent par les VTTistes, et décidons de partir du parking des Eguilles, aux Launes, tout près de Valberg.

La montée se fait doucement par le vallon de Chalandre, nous passons à Margioulins, puis à l’Ilion. Les terres rouges (pélites) sont magnifiques, les aiguilles de calcaire sur notre droite également. Il n’y a personne, et la juxtaposition de tout ce rouge, avec le bleu éclatant du ciel et la végétation très verte est un cadeau extraordinaire. Nous commençons à courir sur ce terrain idéal, presque sablonneux, en tout cas très tendre et confortable ! La pente est douce et permet de courir à une allure raisonnable, malgré la chaleur qui commence à taper sur nos épaules.

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Nous tombons ensuite sur le départ de la légendaire clue du Raton avant de rejoindre les granges d’Auvare (une bergerie avec de petits chiens très…bruyants et un peu collants !!!).
Nous continuons à monter, en alternant course et marche, jusqu’aux granges du Raton puis au col du même nom, pour une « mini-pause Granny moelleux » (à ne confondre avec les Granny secs, immangeables).

Nous ne monterons pas au sommet du Raton lui-même, mais obliquerons vers le lac du Sénateur, au-dessus de Valberg. Il ne reste plus qu’à dévaler un petit bout de piste puis le sentier nouvellement créé des « Constellations », un très joli sentier en balcon, aménagé pour l’observation des étoiles d’après ce que nous avons compris ( ?), en tout cas un régal pour s’amuser en descente, avec de la terre et seulement quelques cailloux. Il est cependant assez fréquenté.
Arrivés presque en bas, nous faisons une pause repas au pied des pistes herbeuses de Valberg, puis nous rejoignons la voiture au parking des Eguilles par un petit sentier sous le mélezin (le GR52A).

Le tout fait une petite vingtaine de km. C’était bien joli.

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Courir à Valberg (I)

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Dans la série Courir dans de beaux paysages, nous avons testé les environs de Valberg ! Je suis partie deux jours avec Brinouille et Nico vers cette station que je ne connaissais que l’hiver, étant un peu plus familière des vallées de la Tinée, de la Vésubie ou de la Gordolasque à la belle saison.
Toute la question est de trouver le juste équilibre entre décors, dénivelé et praticabilité du sentier pour la course, si le cœur nous en dit. Et Valberg dans ce cas, c’est pas mal du tout.
Premier post pour le premier jour, le deuxième plus tard.

Sortie un peu tardive en venant de Nice. Nous laissons la voiture au col de l’Espaul (1748 m) au-dessus de Valberg, et montons vers le col des Moulines (1981 m) en passant par le hameau de la Colle, en mode « marche ». Ceci dit, cette partie est tout à fait courable, piste d’abord, bon sentier ensuite, même si ce jour-là nous nous laissons aller ! Papotage et bavardage sont d’avantages au menu.

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Arrivés au col des Moulines, nous apercevons vers l’Est le plateau de Vignols, où je suis montée en juin avec Fiston.
Nous continuons à grimper de quelques 400 m de D+, par le GR5, au sein du parc du Mercantour à ce moment, pour nous retrouver en contre-bas du Mounier, où nous monterons une autre fois, vu l’orage qui s’annonce !!!  Cette partie du parcours grimpe sérieusement dans un sentier très caillouteux. Pas le genre de truc où je cours en montée. Assez fréquenté tout de même, normal, c’est le GR5.
Arrivés sur ce que je crois être le plateau du Démant, nous revenons à la Colle par un autre sentier où, ciel lourd, trrrrèès lourd aidant, on cavale tout le long, malgré le terrain un peu accidenté, mais tout de même très praticable !!! Passages au milieu de rochers tarabiscotés très chouettes et arrivée sur une pelouse mmmh, quel plaisir. Serait-ce le fameux golf de Valberg, me dis-je. Non, celui-ci est bien plus bas, reconnaissable aux transats en teck alignés devant un kioske…
Le sentier court ensuite plus ou moins en « balcon » jusque vers la Colle où la rincée redoutée arrive très brusquement. Juste le temps de sortir le « kawé », et retour par la piste à la voiture bien crottée et trempée. Mais pas (encore) d’éclair et de tonnerre, ouf.

Merci à Brinouille et Nico pour les photos, et à Brague Spirit de Kikourou pour ses conseils avisés.

Corrida de Valbonne, 15/08/09

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Sous-titre: "AOUCH", ou "Le taureau c’est moi".

Comme je le disais précédemment, nous n’avons pas échappé à la Corrida de Valbonne. Fiston l’a voulue, Fiston l’a eue.

Sur le papier une course de 1 km pour les petits, 8 km pour les grands, dans les rues du vieux village et alentours. Il fait chaud, très chaud, la "petite" course part à 17h45 et la grande à 18h30. Je vois bien, je sens bien qu’il fait très chaud, mais je ne vais quand même pas me vernir les doigts de pieds en terrasse…

Fiston est over-excited, il ne tient pas en place. Sauf que sur la ligne de départ, il est tout intimidé! BANG! Au coup de pistoler ça part vite, en grimpette, sous les vivas des parents et touristes présents. Vite, il faut changer de rue pour les voir passer en trombe dans la descente de l’autre côté. Puis ils remontent (la vague des parents se redéplace dans l’autre sens, façon Roland Garros), ils redescendent, et après, disons, euuuuh, 7 ou 800 m (et pas 1 km, passons), ils arrivent. Fiston n’a pas l’allure professionnelle et concentrée de ceux qu’il poursuit, mais après tout, les vieilles maisons de Valbonne valent bien un peu de flânerie. Arrivée en milieu de tableau, après 4 min 05, le premier, minime, ayant fini en 3 min 04. Médaille, petite fierté quand même. Et une glace bien méritée en attendant le départ des vieux parents.

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Cette course consiste donc en 3 boucles alternant vieilles rues, escaliers champêtres, sentiers et route de "ceinture" du village, montées, descentes, montées, descentes. Sur le papier, super joli, super agréable, beaucoup moins haut que Bordighera. Je suis, avant de partir, ravie de passer 3 fois par la place des Arcades, au milieu des terrasses, chouette ambiance me dis-je dans un moment d’inconscience. Sauf que, au bout de 500 m, j’ai compris: je vais en baver des ronds de chapeau…

Cette fois, je me fais doubler assez vite par des hordes de jeunes, de papies, de mamies, aaaahhh naaaaaaaannnn… Le premier passage sur la place des Arcades est déjà dur, je lorgne sur les demi dans leurs grands verres. Je vois Fiston qui me fait signe, tranquillement attablé devant sa glace cassis-chocolat. On doit repartir? "Ah ben oui" disent les touristes. Bandes de chiens. Non, je rigole.

Au passage dans les quartiers "HLM", un ptit gars a la bonne idée de sortir le tuyau d’arrosage et nous offre une douche intégrale. Ciel mon maquillage, j’ai pas mis de waterproof là, je fais pas l’aquathlon!!!! Bon, ça a l’air d’aller, un petit coup d’oeil dans un rétroviseur, je reste présentable…

Deuxième passage dans le village, c’est marrant, je vois que les gens me regardent bizarrement, un petit air de pitié dans leurs yeux. Je ne vois même plus Fiston. Je me dis fugacement que s’il n’avait pas été là, j’aurais peut-être jeté l’éponge. Mais là, je ne peux pas… C’est pas grand chose un tour de plus.

Dans le dernier tour, je vois une jeunette qui marche, je lui dis "allez viens avec moi, on court lentement". Elle me dit "non merci j’arrête", tout ça parce que ses potes se sont moqués d’elle au deuxième tour. Pas sympa les gars qui ne couraient même pas.

Finalement on arrive, et j’apprends avec beaucoup d’intérêt de la bouche de Fiston que le speaker vient juste de dire au micro qu’arrivent maintenant les "gens qui ne se sont pas entraînés". Merci vieux, c’est cool comme remarque.

Bref, QUARANTE CINQ minutes, soit 6 de plus que Bordighera pour la même distance. C’est pas aujourd’hui que j’aurais la coupe, ou alors en partant de la fin! Vivent les courses de nuit je vous le dis!!!!

Monsieur est content, il n’a mis qu’une minute de plus qu’en Italie. Les malgaches insensibles à la chaleur devraient être disqualifiés d’office, non mais.

Ensuite, nous attendons la remise de tous les trophées des enfants que Fiston ne veut rater pour rien au monde. Et puis bye bye Valbonne, on reviendra cet hiver! (mais non je ne suis pas misérable, j’ai adoré la tête de Fiston qui n’avait qu’une envie: recommencer).

Bordighera nous voilà! (10/08/09)

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Une petite course italienne annoncée par Teresa lors du repas post-Bonette, on ne pouvait pas rater ça. Bordighera n’est qu’à une quarantaine de km de la maison, on y sera vite.
Cette course a donc lieu dans la petite station balnéaire de Bordighera et est organisée par la Croix Rouge. Elle fait "à peu près 8 km peut-être 9" d’après la dame aux inscriptions (vu nos temps, je dirais 8 km).
Les dossards sont artisanaux, un bristol attaché à une ficelle verte. On retrouve sur place des CLM et des CAF, dont deux parisiens en vacances dans les parages et alertés par nos soins !

Les coureurs et coureuses présents sont…..italiens, avec ce que ça implique de faconde, de classe vestimentaire… et de frime gentille!!!!!!
Fiston est en plein états d’âme, il se lamente parce qu’il VEUT faire cette course! Il sera préposé aux photos pour cette fois.

Le départ est donné à 21h et des breloques, les breloques étant quelques retardataires aux inscriptions que l’organisation attend gentiment. C’est l’Italie, c’est bien, ça repose.
Pour une fois je pars "vite" – mon vite à moi, très relatif- mais ça ne va pas durer, les 3 km suivants vont grimper sérieusement, à travers des escaliers et des places de village d’abord (passage au milieu des terrasses de restos, sympa!), et puis la route qui nous conduit tout en haut de la colline.

Petit ravito en haut de la côte bienvenu, assuré par les pompiers.
Puis descente à toute berzingue dans le noir!!!!!! (panne de courant ?) Heureusement que la route est bonne, c’est rigolo en fait. Puis dernier km de plat, de nouveau, sur le front de mer. La fin est un peu dure mais je tiens.

J’arrive au milieu des touristes, un peu transpirante tout de même après un peu moins de 39 min, monsieur est arrivé depuis plusieurs minutes déjà (la galanterie se perd).

Le buffet de fin est extraordinaire, pizza et focaccia délicieuses, melon, pastèque etc…
C’est là que notre copine parisienne apprend qu’elle risque fort d’être troisième au scratch, elle qui avait peur de ces Lamborghini d’italiennes!!! On attend donc sa coupe (ouaiiiiiiiiisssss!!!!!!) avant de finir au restau!

Le lendemain, Fiston va chercher le Jogging International et cherche les courses pour enfants. Comme "il n’y a rien du tout dans ce truc", il cherche sur le net, et j’ai le malheur de lui parler de la corrida de Valbonne du samedi suivant… je sens bien à ce moment-là qu’on ne va pas y couper. Dans le prochain CR, vous verrez que je vais le regretter, mais lui non !

Trail des collines Aspremontoises, 1/08/09

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Comment gagner une coupe en 6 leçons:

- se coucher tard/se lever tôt

- prendre un petit déjeuner pas du tout diététique, pain frais et beurre

- aller faire les soldes

- se nourrir à midi d’une glace calisson/speculoos chez Fenocchio

- décider à 15h de faire le trail des collines Aspremontoises qui a lieu à 17h

- le moins important, c’est un détail: choisir une course où il n’y a que 4 ou 5 coureuses dans votre catégorie, 3 étant l’idéal.

Départ de la mairie d’Aspremont à 17 h pour quelques coureurs et encore moins de coureuses, avec un parcours marche de 15 km et deux trails de 15 et 20 km. On a choisi le 15 quand même faut pas exagérer.

Pour avoir couru souvent là-bas au printemps je sais que la première côte est une tuerie, et je laisse tout le monde partir devant, je dois être l’avant dernière!!! Le petite cheval blanc, toujours fidèle au poste, nous fait coucou. Il fait vraiment TRES chaud, et les premiers sentiers sont très éprouvants, notamment les passages en fond de vallons, où on a l’impression d’être dans un four. L’avantage est que le parcours est bien vallonné, montées et descentes se succèdent. Arrivée sur la piste, je commence à remonter quelques personnes, une ou deux filles mais aussi et surtout des hommes…fatigués et transpirants.

Je vais rechercher un coureur qui s’est trompé dans un embranchement et qui n’entend pas mes cris … parce qu’il a son iPod sur la tête. Ha ha. Chuis sympa quand même.

Une fois passée à l’ombre, ça va BEAUCOUP mieux, et la deuxième partie du parcours, sur le GR5 en balcon est magique, on peut vraiment courir, et il y a beaucoup moins de pierres que de l’autre côté.

Juste avant l’arrivée, je descend à la hauteur d’un monsieur qui languis d’arriver, je m’arrête à sa hauteur et lui dit juste "allez on y va". Et là il se met à sprinter, donc je sprinte aussi non mais! Il rigole comme une baleine, me dépasse sous les huées (je me demande bien pourquoi, le trail est un jeu alors!), et se trompe de porte à l’arrivée. Nananère je lui repasse devant et lui tire la langue en rigolant. Je reçois un pot de fleur en plus du T-shirt.

Un peu plus tard, douche dans la fontaine, bière en terrasse, et on va voir les résultats. Arrrrgggg!!!! Ils m’ont oubliée, je vais les voir avec un air penaud, et heureusement grâce à l’aventure du sprint, ils se rappellent de moi! Puis, remise des coupes (grosse surprise en entendant mon nom pour la troisième V1, mais je ne sais même pas s’il y en avait une 4ème…), puis buffet et bal pour décrasser les jambes, tout ça pour 10 euros, pas mal pour une course improvisée!

Deux leçons tirées de cette journée: 1°) faire des trails très courts pour s’amuser, le côté jeu y étant beaucoup plus présent car on est moins fatigué forcément (et le lendemain, on peut recommencer).  2°) prendre sur soi et laisser partir les autres devant, ne pas s’inquiéter, on en retrouve pas mal à mi-parcours.

Mon chéri est aussi très content, il s’est vengé de la Bonette et arrive 10 min avant moi! (alors qu’il avait nagé et couru 10 bornes le matin, ne cherchons pas à comprendre…)

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Un grand merci à Gillou pour les photos (sur tous les fronts)