Le zèbre tout court

Grand Prix de Gairaut (11-10-09)

octobre 19, 2009 · 3 commentaires

canal

Running late here !!!
J’ai du retard dans les posts. Je commence à l’envers, par le Grand Prix de Gairaut, du dimanche 11 octobre, soit 12,6 km très vallonné dans les collines au dessus de Nice. (et je reviendrai plus tard sur le trail dans les calanques marseillaises).

J’aime beaucoup le Grand Prix de Gairaut, pas seulement parce que cette course passe par « notre » canal, pas seulement parce qu’elle est petite (environ 160 participants cette année), pas seulement parce qu’elle est jolie, pas seulement parce que ma conseillère générale préférée remet des coupes et pas seulement à cause de l’apéro à la fin, mais aussi parce que j’ai mis 8 min de moins que l’année dernière, soit 1h10.
HA ! Quand même. Ça sert à quelque chose.

Les côtes, ça va beaucoup mieux. Par contre, je suis toujours aussi nulle dans les descentes, misère.

(Photo empruntée au site de l’association “Nostre canal”).

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Aquathlon de Nice, 13/09/09

septembre 14, 2009 · 2 commentaires

Peut-on nager/courir un aquathlon lorsqu’on n’est pas dans un club de triathlon? Mais oui, c’est la réponse de Junior, et sans arriver dernier en plus, mais 24ème sur 29, ce qui est très bien lorsqu’on est dernier après la transition!!!

Le papa s’est bien débrouillé aussi sur la course sprint des grands (49ème sur 87).

La maman a failli s’évanouir dix fois et n’a jamais eu aussi peur lors de ses propres courses, mais tout va bien maintenant.

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Courir à Valberg (II)

septembre 11, 2009 · 2 commentaires

Valberg3

Courir à Valberg avec Brinouille et Nico, épisode 2.

Nous choisissons de faire ce tour de Raton en sens inverse de celui choisi très souvent par les VTTistes, et décidons de partir du parking des Eguilles, aux Launes, tout près de Valberg.

La montée se fait doucement par le vallon de Chalandre, nous passons à Margioulins, puis à l’Ilion. Les terres rouges (pélites) sont magnifiques, les aiguilles de calcaire sur notre droite également. Il n’y a personne, et la juxtaposition de tout ce rouge, avec le bleu éclatant du ciel et la végétation très verte est un cadeau extraordinaire. Nous commençons à courir sur ce terrain idéal, presque sablonneux, en tout cas très tendre et confortable ! La pente est douce et permet de courir à une allure raisonnable, malgré la chaleur qui commence à taper sur nos épaules.

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Nous tombons ensuite sur le départ de la légendaire clue du Raton avant de rejoindre les granges d’Auvare (une bergerie avec de petits chiens très…bruyants et un peu collants !!!).
Nous continuons à monter, en alternant course et marche, jusqu’aux granges du Raton puis au col du même nom, pour une « mini-pause Granny moelleux » (à ne confondre avec les Granny secs, immangeables).

Nous ne monterons pas au sommet du Raton lui-même, mais obliquerons vers le lac du Sénateur, au-dessus de Valberg. Il ne reste plus qu’à dévaler un petit bout de piste puis le sentier nouvellement créé des « Constellations », un très joli sentier en balcon, aménagé pour l’observation des étoiles d’après ce que nous avons compris ( ?), en tout cas un régal pour s’amuser en descente, avec de la terre et seulement quelques cailloux. Il est cependant assez fréquenté.
Arrivés presque en bas, nous faisons une pause repas au pied des pistes herbeuses de Valberg, puis nous rejoignons la voiture au parking des Eguilles par un petit sentier sous le mélezin (le GR52A).

Le tout fait une petite vingtaine de km. C’était bien joli.

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Courir à Valberg (I)

septembre 1, 2009 · 3 commentaires

valberg2

Dans la série Courir dans de beaux paysages, nous avons testé les environs de Valberg ! Je suis partie deux jours avec Brinouille et Nico vers cette station que je ne connaissais que l’hiver, étant un peu plus familière des vallées de la Tinée, de la Vésubie ou de la Gordolasque à la belle saison.
Toute la question est de trouver le juste équilibre entre décors, dénivelé et praticabilité du sentier pour la course, si le cœur nous en dit. Et Valberg dans ce cas, c’est pas mal du tout.
Premier post pour le premier jour, le deuxième plus tard.

Sortie un peu tardive en venant de Nice. Nous laissons la voiture au col de l’Espaul (1748 m) au-dessus de Valberg, et montons vers le col des Moulines (1981 m) en passant par le hameau de la Colle, en mode « marche ». Ceci dit, cette partie est tout à fait courable, piste d’abord, bon sentier ensuite, même si ce jour-là nous nous laissons aller ! Papotage et bavardage sont d’avantages au menu.

Valberg1

Arrivés au col des Moulines, nous apercevons vers l’Est le plateau de Vignols, où je suis montée en juin avec Fiston.
Nous continuons à grimper de quelques 400 m de D+, par le GR5, au sein du parc du Mercantour à ce moment, pour nous retrouver en contre-bas du Mounier, où nous monterons une autre fois, vu l’orage qui s’annonce !!!  Cette partie du parcours grimpe sérieusement dans un sentier très caillouteux. Pas le genre de truc où je cours en montée. Assez fréquenté tout de même, normal, c’est le GR5.
Arrivés sur ce que je crois être le plateau du Démant, nous revenons à la Colle par un autre sentier où, ciel lourd, trrrrèès lourd aidant, on cavale tout le long, malgré le terrain un peu accidenté, mais tout de même très praticable !!! Passages au milieu de rochers tarabiscotés très chouettes et arrivée sur une pelouse mmmh, quel plaisir. Serait-ce le fameux golf de Valberg, me dis-je. Non, celui-ci est bien plus bas, reconnaissable aux transats en teck alignés devant un kioske…
Le sentier court ensuite plus ou moins en « balcon » jusque vers la Colle où la rincée redoutée arrive très brusquement. Juste le temps de sortir le « kawé », et retour par la piste à la voiture bien crottée et trempée. Mais pas (encore) d’éclair et de tonnerre, ouf.

Merci à Brinouille et Nico pour les photos, et à Brague Spirit de Kikourou pour ses conseils avisés.

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Corrida de Valbonne, 15/08/09

août 26, 2009 · Laisser un commentaire

départ valbonne

Sous-titre: “AOUCH”, ou “Le taureau c’est moi”.

Comme je le disais précédemment, nous n’avons pas échappé à la Corrida de Valbonne. Fiston l’a voulue, Fiston l’a eue.

Sur le papier une course de 1 km pour les petits, 8 km pour les grands, dans les rues du vieux village et alentours. Il fait chaud, très chaud, la “petite” course part à 17h45 et la grande à 18h30. Je vois bien, je sens bien qu’il fait très chaud, mais je ne vais quand même pas me vernir les doigts de pieds en terrasse…

Fiston est over-excited, il ne tient pas en place. Sauf que sur la ligne de départ, il est tout intimidé! BANG! Au coup de pistoler ça part vite, en grimpette, sous les vivas des parents et touristes présents. Vite, il faut changer de rue pour les voir passer en trombe dans la descente de l’autre côté. Puis ils remontent (la vague des parents se redéplace dans l’autre sens, façon Roland Garros), ils redescendent, et après, disons, euuuuh, 7 ou 800 m (et pas 1 km, passons), ils arrivent. Fiston n’a pas l’allure professionnelle et concentrée de ceux qu’il poursuit, mais après tout, les vieilles maisons de Valbonne valent bien un peu de flânerie. Arrivée en milieu de tableau, après 4 min 05, le premier, minime, ayant fini en 3 min 04. Médaille, petite fierté quand même. Et une glace bien méritée en attendant le départ des vieux parents.

course ju

Cette course consiste donc en 3 boucles alternant vieilles rues, escaliers champêtres, sentiers et route de “ceinture” du village, montées, descentes, montées, descentes. Sur le papier, super joli, super agréable, beaucoup moins haut que Bordighera. Je suis, avant de partir, ravie de passer 3 fois par la place des Arcades, au milieu des terrasses, chouette ambiance me dis-je dans un moment d’inconscience. Sauf que, au bout de 500 m, j’ai compris: je vais en baver des ronds de chapeau…

Cette fois, je me fais doubler assez vite par des hordes de jeunes, de papies, de mamies, aaaahhh naaaaaaaannnn… Le premier passage sur la place des Arcades est déjà dur, je lorgne sur les demi dans leurs grands verres. Je vois Fiston qui me fait signe, tranquillement attablé devant sa glace cassis-chocolat. On doit repartir? “Ah ben oui” disent les touristes. Bandes de chiens. Non, je rigole.

Au passage dans les quartiers “HLM”, un ptit gars a la bonne idée de sortir le tuyau d’arrosage et nous offre une douche intégrale. Ciel mon maquillage, j’ai pas mis de waterproof là, je fais pas l’aquathlon!!!! Bon, ça a l’air d’aller, un petit coup d’oeil dans un rétroviseur, je reste présentable…

Deuxième passage dans le village, c’est marrant, je vois que les gens me regardent bizarrement, un petit air de pitié dans leurs yeux. Je ne vois même plus Fiston. Je me dis fugacement que s’il n’avait pas été là, j’aurais peut-être jeté l’éponge. Mais là, je ne peux pas… C’est pas grand chose un tour de plus.

Dans le dernier tour, je vois une jeunette qui marche, je lui dis “allez viens avec moi, on court lentement”. Elle me dit “non merci j’arrête”, tout ça parce que ses potes se sont moqués d’elle au deuxième tour. Pas sympa les gars qui ne couraient même pas.

Finalement on arrive, et j’apprends avec beaucoup d’intérêt de la bouche de Fiston que le speaker vient juste de dire au micro qu’arrivent maintenant les “gens qui ne se sont pas entraînés”. Merci vieux, c’est cool comme remarque.

Bref, QUARANTE CINQ minutes, soit 6 de plus que Bordighera pour la même distance. C’est pas aujourd’hui que j’aurais la coupe, ou alors en partant de la fin! Vivent les courses de nuit je vous le dis!!!!

Monsieur est content, il n’a mis qu’une minute de plus qu’en Italie. Les malgaches insensibles à la chaleur devraient être disqualifiés d’office, non mais.

Ensuite, nous attendons la remise de tous les trophées des enfants que Fiston ne veut rater pour rien au monde. Et puis bye bye Valbonne, on reviendra cet hiver! (mais non je ne suis pas misérable, j’ai adoré la tête de Fiston qui n’avait qu’une envie: recommencer).

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Bordighera nous voilà! (10/08/09)

août 21, 2009 · 3 commentaires

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Une petite course italienne annoncée par Teresa lors du repas post-Bonette, on ne pouvait pas rater ça. Bordighera n’est qu’à une quarantaine de km de la maison, on y sera vite.
Cette course a donc lieu dans la petite station balnéaire de Bordighera et est organisée par la Croix Rouge. Elle fait “à peu près 8 km peut-être 9″ d’après la dame aux inscriptions (vu nos temps, je dirais 8 km).
Les dossards sont artisanaux, un bristol attaché à une ficelle verte. On retrouve sur place des CLM et des CAF, dont deux parisiens en vacances dans les parages et alertés par nos soins !

Les coureurs et coureuses présents sont…..italiens, avec ce que ça implique de faconde, de classe vestimentaire… et de frime gentille!!!!!!
Fiston est en plein états d’âme, il se lamente parce qu’il VEUT faire cette course! Il sera préposé aux photos pour cette fois.

Le départ est donné à 21h et des breloques, les breloques étant quelques retardataires aux inscriptions que l’organisation attend gentiment. C’est l’Italie, c’est bien, ça repose.
Pour une fois je pars “vite” – mon vite à moi, très relatif- mais ça ne va pas durer, les 3 km suivants vont grimper sérieusement, à travers des escaliers et des places de village d’abord (passage au milieu des terrasses de restos, sympa!), et puis la route qui nous conduit tout en haut de la colline.

Petit ravito en haut de la côte bienvenu, assuré par les pompiers.
Puis descente à toute berzingue dans le noir!!!!!! (panne de courant ?) Heureusement que la route est bonne, c’est rigolo en fait. Puis dernier km de plat, de nouveau, sur le front de mer. La fin est un peu dure mais je tiens.

J’arrive au milieu des touristes, un peu transpirante tout de même après un peu moins de 39 min, monsieur est arrivé depuis plusieurs minutes déjà (la galanterie se perd).

Le buffet de fin est extraordinaire, pizza et focaccia délicieuses, melon, pastèque etc…
C’est là que notre copine parisienne apprend qu’elle risque fort d’être troisième au scratch, elle qui avait peur de ces Lamborghini d’italiennes!!! On attend donc sa coupe (ouaiiiiiiiiisssss!!!!!!) avant de finir au restau!

Le lendemain, Fiston va chercher le Jogging International et cherche les courses pour enfants. Comme “il n’y a rien du tout dans ce truc”, il cherche sur le net, et j’ai le malheur de lui parler de la corrida de Valbonne du samedi suivant… je sens bien à ce moment-là qu’on ne va pas y couper. Dans le prochain CR, vous verrez que je vais le regretter, mais lui non !

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Trail des collines Aspremontoises, 1/08/09

août 2, 2009 · 9 commentaires

Aspremont---trails---1er-Ao-t-2009_5571

Comment gagner une coupe en 6 leçons:

- se coucher tard/se lever tôt

- prendre un petit déjeuner pas du tout diététique, pain frais et beurre

- aller faire les soldes

- se nourrir à midi d’une glace calisson/speculoos chez Fenocchio

- décider à 15h de faire le trail des collines Aspremontoises qui a lieu à 17h

- le moins important, c’est un détail: choisir une course où il n’y a que 4 ou 5 coureuses dans votre catégorie, 3 étant l’idéal.

Départ de la mairie d’Aspremont à 17 h pour quelques coureurs et encore moins de coureuses, avec un parcours marche de 15 km et deux trails de 15 et 20 km. On a choisi le 15 quand même faut pas exagérer.

Pour avoir couru souvent là-bas au printemps je sais que la première côte est une tuerie, et je laisse tout le monde partir devant, je dois être l’avant dernière!!! Le petite cheval blanc, toujours fidèle au poste, nous fait coucou. Il fait vraiment TRES chaud, et les premiers sentiers sont très éprouvants, notamment les passages en fond de vallons, où on a l’impression d’être dans un four. L’avantage est que le parcours est bien vallonné, montées et descentes se succèdent. Arrivée sur la piste, je commence à remonter quelques personnes, une ou deux filles mais aussi et surtout des hommes…fatigués et transpirants.

Je vais rechercher un coureur qui s’est trompé dans un embranchement et qui n’entend pas mes cris … parce qu’il a son iPod sur la tête. Ha ha. Chuis sympa quand même.

Une fois passée à l’ombre, ça va BEAUCOUP mieux, et la deuxième partie du parcours, sur le GR5 en balcon est magique, on peut vraiment courir, et il y a beaucoup moins de pierres que de l’autre côté.

Juste avant l’arrivée, je descend à la hauteur d’un monsieur qui languis d’arriver, je m’arrête à sa hauteur et lui dit juste “allez on y va”. Et là il se met à sprinter, donc je sprinte aussi non mais! Il rigole comme une baleine, me dépasse sous les huées (je me demande bien pourquoi, le trail est un jeu alors!), et se trompe de porte à l’arrivée. Nananère je lui repasse devant et lui tire la langue en rigolant. Je reçois un pot de fleur en plus du T-shirt.

Un peu plus tard, douche dans la fontaine, bière en terrasse, et on va voir les résultats. Arrrrgggg!!!! Ils m’ont oubliée, je vais les voir avec un air penaud, et heureusement grâce à l’aventure du sprint, ils se rappellent de moi! Puis, remise des coupes (grosse surprise en entendant mon nom pour la troisième V1, mais je ne sais même pas s’il y en avait une 4ème…), puis buffet et bal pour décrasser les jambes, tout ça pour 10 euros, pas mal pour une course improvisée!

Deux leçons tirées de cette journée: 1°) faire des trails très courts pour s’amuser, le côté jeu y étant beaucoup plus présent car on est moins fatigué forcément (et le lendemain, on peut recommencer).  2°) prendre sur soi et laisser partir les autres devant, ne pas s’inquiéter, on en retrouve pas mal à mi-parcours.

Mon chéri est aussi très content, il s’est vengé de la Bonette et arrive 10 min avant moi! (alors qu’il avait nagé et couru 10 bornes le matin, ne cherchons pas à comprendre…)

Aspremont---trails---1er-Ao-t-2009_5548-1

Un grand merci à Gillou pour les photos (sur tous les fronts)

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Col de la Bonette, Juillet 2009

juillet 28, 2009 · 2 commentaires

Il y a un an presque jour pour jour, je monte au camp des fourches, route de la Bonette, pour une rando avec des copains vers les lacs Morgon. Je marche plutôt bien, et au retour, comme on a près de deux heures d’avance sur les autres, on se fait une halte pic nic farniente sur une couverture au camp des fourches, près de la route et de ses innombrables lacets.
Là, nous voyons monter force vélos, avec des halètements, des gémissements parfois, et des plaintes sonores qui remontent du bas:
“J’en ai plein le c…., je redescends!!!”
“Mais nan, marcel, on est presque arrivééééééééééééé!!!” (pôvre Marcel, PLUS QUE 10 km…)
A ce moment je me dis “faut être fada quand même pour faire ce truc à vélo, c’est dingue, ils vont clamser”.
Juillet 2009, samedi 25 au soir, je me retrouve à Saint-Etienne de Tinée, prête à en découdre avec la fameuse ascension pédestre du col de la Bonette, 27 km, 1700 m de D+.
Bienvenue au club des fadas bis. Grâce à qui? Je ne vous fais pas de dessin.
Le samedi, j’ai la bonne idée de regarder les résultats des années d’avant, et vu les perfs des gens que je connais, je rajoute un bon bon quart d’heure à mon objectif (3h45 au lieu de 3h30, irréaliste, et je me dis même que 4 h ne seraient pas la fin du monde!).
Après avoir récupéré les clefs de l’hôtel (Hôtel des amis, pas cher du tout, et charmant), je me souviens que Regina et Bernard sont au “Stéphanois”, on va manger avec eux à l’improviste! Et puis ON SE COUCHE TOT!!! Même si j’étais en vacances la semaine d’avant, on n’est jamais trop prudent. Je bois pas mal pendant la nuit, en prévision.
Réveillée à 5h30, on file au rencart CLM, Regina me sauve la vie avec les épingles à dossard que j’ai oubliées, on prend un petit café, et on part à 7h au 7ème coup de cloche du clocher.
Latortue a été bombardée coach spécial mandatée par la communauté des CLMettes CAFettes, à l’insu de son plein gré, ce qui ne va nullement l’empêcher de s’acquitter de sa tâche de façon remarquable. Elle n’arrête pas de dire “ah mais non mais arrêtez vous me mettez la pression!!!!” (j’arrive pas à faire l’assent marseillais à l’écrit), mais en fait, elle n’a pas l’air si pressurisée que cela.
On papote, mais modérément. Lorsque latortue dit “bon les filles on parle trop là”, c’est que l’heure est sérieuse.
On lui obéit au doigt et à l’oeil et on freine quand elle dit que ça va trop vite. Franchement, j’ai pu voir par la suite qu’elle avait raison!!!!!!!!
Au bout de quelques km, nous voyons redescendre M. Nono, de CLM, et nous prenons peur “S’est-il fait mal? S’est-il fait agresser par une marmotte, déjà, à cette modeste altitude?”
Pas du tout, il prépare Millau, doit abaisser son rythme, et redescend donc courir cool avec les filles. ça c’est gentil. Il va rester jusqu’au 15ème km, et nous demandera l’autorisation de filer ensuite, nous sommes apparemment un peu trop cools!!!!!!! Dans notre grande mansuétude, nous le laissons s’envoler.
A partir du 11ème km à peu près, la pente se cabre de quelques pourcents, il m’arrive de marcher quelques mètres, notamment dans la courbure des lacets. Mais je peux repartir. Regina est héroïque, elle ne marche pas, comme elle l’a décidée. On fait un peu les accordéons, ou les perroquets avec les filles, on se double, on se redouble…
A partir du km 15 ou 16 me viennent des maux de ventre carabinés. Je m’aperçois, un peu tard, c’est à dire, 5 ou 6 km plus loin, qu’ils doivent être causés par les ravitaillements trop froid pour moi. Bien sûr je m’en aperçois à l’instant même où je viens de m’envoyer 25 cl d’Isostar glacé…. Grrrr, je vais en baver pendant 5 ou 6 km, et pas mal marcher. Zut zut et rezut, moi qui regardais toujours d’un air un tantinet moqueur les ceintures portes-petits-bidons et les gourdes à main des uns et des autres (suivez mon regard), je jure que je prendrai dorénavant mes propres ravitos à la bonne température.
Giz me rattrape, Regina s’éloigne, mon mari que je croyais rattraper les doigts dans le nez, aussi, bref, ça va pas fort. Et puis ça passe aussi vite que c’était venu, et j’en profite pour repartir. Je trottine un peu, et puis flûte, je m’aperçois que je suis beaucoup plus efficace en marchant, je dois être plus randonneuse que coureure, aïe aïe aïe.
Heureusement pconvert n’est pas encore redescendu nous chercher et ne me verra marcher que dans la dernière côte épouvantable, genre “non mais Pierre, je ne marche que depuis 2 min là tu vois”. Ouuuuf.
Du coup je mouline, je mouline en marchant, et hop je repasse mon jules (qui fait arrrg), et Regina, d’au moins 3 m d’avance, un gouffre. Dans la dernière descente Max descend chercher tout ce petit monde, mais quand il me dit de trottiner, je m’exécute 30 secondes avant de réprimer une furieuse envie de v…. et oui, les effets de l’altitude viennent de se manifester chez moi! (Heureusement pas avant 2600 m environ).
Donc j’arrive tranquillement en marchant, et finalement pas trop fatiguée, beaucoup moins qu’à la Colmiane par exemple.
3h46 au compteur.
Il fait frais là-haut, et la petite couverture de survie offerte par l’organisation n’est pas de trop.
Mon mari a la surprise de sa vie en voyant sa peau toute fripée sur ses mollets, comme tirée, et oui, plus trop de flotte à l’intérieur de son corps. Ce seraitypas la raison de ces crampes aux 25ème km mon bon monsieur??????
Après un bon ravito réparateur, on descend avec une voiture de l’organisation car le bus était plein.
Et puis c’est le meilleur moment n’est-ce pas, le repas avec tout le monde en terrasse ombragée, le pied total. Super bon, campagnard, avec un fabuleux fromage blanc aux myrtilles en dessert. Merci à Bernard pour s’être occupé de tout ça!
A notre table, il y a le triple vainqueur de la course, un italien de Imperia, et un de ses amis. Et puis évidemment Teresa, qui a encore ramené une coupe!
C’est à regret que nous nous en allons, mais vraiment c’était très chouette.
Regina, t’as intérêt à mettre ta photo de star.
Photo au 15ème prise par le photographe, puis en haut par Kathy de CAF, qui a eu le culot de ne mettre que 3h20 cette chameau!!!!!!!!!!
Vous voyez bien que c’est pas dur la Bonette, on rigole tout le temps!
bonette066
Il y a un an presque jour pour jour, je monte au camp des fourches, route de la Bonette, pour une rando avec des copains vers les lacs Morgon. Au retour, comme on a un peu d’avance sur les autres, on se fait une halte pic nic farniente sur une couverture au camp des fourches, près de la route et de ses innombrables lacets.
Là, nous voyons monter force vélos, avec des halètements, des gémissements parfois, et des plaintes sonores qui remontent du bas:
J’en ai plein le c…., je redescends!!!”
“Mais nan, Marcel, on est presque arrivééééééééééééé!!!” (pôvre Marcel, PLUS QUE 10 km…)
A ce moment je me dis “faut être fada quand même pour faire ce truc à vélo, c’est dingue, ils vont clamser”.
Juillet 2009, samedi 25 au soir, je me retrouve à Saint-Etienne de Tinée, prête à en découdre avec la fameuse ascension pédestre du col de la Bonette, 27 km, 1700 m de D+.
Bienvenue au club des fadas bis. Grâce à qui? Aux joyeux lurons/lurones de Courir le Monde et Courir au Féminin.
Le samedi, j’ai la bonne idée de regarder les résultats des années d’avant, et vu les perfs des gens que je connais, je rajoute un bon bon quart d’heure à mon objectif (3h45 au lieu de 3h30, irréaliste, et je me dis même que 4 h ne seraient pas la fin du monde!).
Après avoir récupéré les clefs de l’hôtel (Hôtel des amis, pas cher du tout, et charmant), je me souviens que Francine et Bernard sont au “Stéphanois”, on va manger avec eux à l’improviste! Et puis ON SE COUCHE TOT!!! Même si j’étais en vacances la semaine d’avant, on n’est jamais trop prudent. Je bois pas mal pendant la nuit, en prévision.
Réveillée à 5h30, on file au rencart CLM, Francine me sauve la vie avec les épingles à dossard que j’ai oubliées, on prend un petit café, et on part à 7h au 7ème coup de cloche du clocher.
nous
Dany Latortue a été bombardée coach spécial mandatée par la communauté des CLMettes CAFettes, à l’insu de son plein gré, ce qui ne va nullement l’empêcher de s’acquitter de sa tâche de façon remarquable. Elle n’arrête pas de dire “ah mais non mais arrêtez vous me mettez la pression!!!!” (j’arrive pas à faire l’assent marseillais à l’écrit), mais en fait, elle n’a pas l’air si pressurisée que cela.
On papote, mais modérément. Lorsque latortue dit “bon les filles on parle trop là”, c’est que l’heure est sérieuse.
On lui obéit au doigt et à l’oeil et on freine quand elle dit que ça va trop vite. Franchement, j’ai pu voir par la suite qu’elle avait raison!!!!!!!!
Au bout de quelques km, nous voyons redescendre M. Nono, de CLM, et nous prenons peur “S’est-il fait mal? S’est-il fait agresser par une marmotte, déjà, à cette modeste altitude?”
Pas du tout, il prépare Millau, doit abaisser son rythme, et redescend donc courir cool avec les filles. ça c’est gentil. Il va rester jusqu’au 15ème km, et nous demandera l’autorisation de filer ensuite, nous sommes apparemment un peu trop cools!!!!!!! Dans notre grande mansuétude, nous le laissons s’envoler.
A partir du 11ème km à peu près, la pente se cabre de quelques pourcents, il m’arrive de marcher quelques mètres, notamment dans la courbure des lacets. Mais je peux repartir. Francine est héroïque, elle ne marche pas, comme elle l’a décidée. On fait un peu les accordéons, ou les perroquets avec les filles, on se double, on se redouble…
A partir du km 15 ou 16 me viennent des maux de ventre carabinés. Je m’aperçois, un peu tard, c’est à dire, 5 ou 6 km plus loin, qu’ils doivent être causés par les ravitaillements trop froid pour moi. Bien sûr je m’en aperçois à l’instant même où je viens de m’envoyer 25 cl d’Isostar glacé…. Grrrr, je vais en baver pendant 5 ou 6 km, et pas mal marcher. Zut zut et rezut, moi qui regardais toujours d’un air un tantinet moqueur les ceintures portes-petits-bidons et les gourdes à main des uns et des autres (suivez mon regard), je jure que je prendrai dorénavant mes propres ravitos à la bonne température.
Giz me rattrape, Francine s’éloigne, mon mari que je croyais rattraper les doigts dans le nez, aussi, bref, ça va pas fort. Et puis ça passe aussi vite que c’était venu, et j’en profite pour repartir. Je trottine un peu, et puis flûte, je m’aperçois que je suis beaucoup plus efficace en marchant, je dois être plus randonneuse que coureure, aïe aïe aïe.
Heureusement pconvert n’est pas encore redescendu nous chercher et ne me verra marcher que dans la dernière côte épouvantable, genre “non mais Pierre, je ne marche que depuis 2 min là tu vois”. Ouuuuf.
Du coup je mouline, je mouline en marchant, et hop je repasse mon jules (qui fait arrrg), et Francine, d’au moins 3 mètres d’avance, un gouffre. Dans la dernière descente Max descend chercher tout ce petit monde, mais quand il me dit de trottiner, je m’exécute 30 secondes avant de réprimer une furieuse envie de v…. et oui, les effets de l’altitude viennent de se manifester chez moi! (Heureusement pas avant 2600 m environ).
Donc j’arrive tranquillement en marchant, et finalement pas trop fatiguée, beaucoup moins qu’à la Colmiane par exemple.
3h46 au compteur.
Il fait frais là-haut, et la petite couverture de survie offerte par l’organisation n’est pas de trop.
Mon mari a la surprise de sa vie en voyant sa peau toute fripée sur ses mollets, comme tirée, et oui, plus trop de flotte à l’intérieur de son corps. Ce seraitypas la raison de ces crampes aux 25ème km mon bon monsieur??????
Après un bon ravito réparateur, on descend avec une voiture de l’organisation car le bus était plein.
Et puis c’est le meilleur moment n’est-ce pas, le repas avec tout le monde en terrasse ombragée, le pied total. Super bon, campagnard, avec un fabuleux fromage blanc aux myrtilles en dessert. Merci à Bernard pour s’être occupé de tout ça!
A notre table, il y a le triple vainqueur de la course, un italien de Imperia, et un de ses amis. Et puis évidemment Teresa, qui a encore ramené une coupe!
C’est à regret que nous nous en allons, mais vraiment c’était très chouette.
Vous voyez bien que c’est pas dur la Bonette, on rigole tout le temps!
raft 2009 et bonette 2009 060

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Trail de la Colmiane, juin 2009

juillet 28, 2009 · Laisser un commentaire

lacs

J’habite à Nice, je cours depuis deux ans, je ne vais pas vite, mais j’adore ça.

Et plus ça va, plus j’aime courir à la campagne, et à la montagne.

Voici le récit de mon deuxième trail (le premier ayant été le trail des Balcons d’Azur dans l’Estérel, version 17 km, en avril dernier).

Debout à 5h30 pour essayer de ne rien oublier et de ne pas s’énerver. Nous avons en effet 1h30 de route pour nous rendre au petit village de Saint-Dalmas Valdeblore, pour le trail de la Colmiane. Ce trail fait 20 km et cumule 1700 m de dénivelé positif. J’ai été prévenue, ce sera dur. Mais je sais que là-haut, ce sera magnifique. Personnellement, c’est ce qui me fait avancer dans ces cas-là.
Nous renonçons à aller voir le départ des Ironmen avant de partir (nous aurions tous les 3 aimé voir ce spectacle assez exceptionnel), et je crois que nous faisons bien. Nous décidons d’y aller ce soir en rentrant.
Nous embarquons le « petit » avec nous, il jouera avec les enfants de nos copains de la Colmiane, dans le pré ou ailleurs !
Sur la route, mon mari me taquine en n’arrêtant pas de dire : « ah t’es contente là, t’es excitée d’aller dans ta montagne ». Je rigole mais je me dis que les trois personnes qui sont montées le vendredi de la semaine d’avant et qui ne sont pas revenues du raid du Mercantour devaient aussi être très heureuses la veille de leur décès…Bref, on n’y peut rien.
Sur place, il y a deux courses, le trail et la course des as, 15 km sur routes et chemins, 200 m de dénivelé je crois. Le tout est gratuit, sauf si on s’inscrit au dernier moment (5 euros). Une copine et un collègue feront le 15km. Le mari de la copine, le Colmianais, part sur le trail avec nous. Et oui, mon jules a décidé de faire le trail. Il n’est pas en super forme, il ne sait pas, il ne réalise pas que ça va être dur, je lui dis qu’il ferait peut-être mieux de choisir le 15 bornes, mais non, il y va, avec son petit porte-bidon que je l’ai obligé à prendre.
Notre fils se volatilise avant le départ, il a son ballon de foot et a trouvé de nouveaux potes, en plus ils installent des jeux pour enfants, on ne le verra pas de la journée. Je lui ai donné 10 euro pour manger et basta.
Juste avant le départ, je demande à Nath de m’attacher le petit brassard noir que nous portons en souvenir des disparus.
Le départ est donné, au fusil, c’est la Western States en Alpes-Maritimes.
Nous avons près de 1400 m à grimper jusqu’au Mont Pépoiri (10 km de montée), en passant par des sentiers qui grimpent, mais très agréables. Il fait un peu chaud en bas, mais je sais que ça ne va pas durer. Nous traversons des paysages magnifiques, à couper le souffle, nous croisons des moutons surexcités par notre présence. Il y a une très bonne ambiance, ça papote sec (je suis plutôt dans le fond), il faut dire qu’il est impossible de courir pour le commun des mortels. Si j’en crois les photos de l’année dernière, seuls les 10 premiers couraient sur cette portion.
THE WALL
A un moment, nous montons face à de magnifiques barres rocheuses, c’est raide, très raide, un type dit que son GPS lui annonce 45%, c’est possible ça ? Je vois mon mari 10 minutes devant. En haut, j’ai un peu le vertige, et un coup de mou consécutif à un sprint, effectué justement pour rester le moins de temps possible là où j’ai peur. Mais ça ne dure pas.
L’arrivée aux lacs est merveilleuse, comme toujours on les découvre au dernier moment. Tout le monde fait « aaaaah », ou « ooooh », ça dépend des styles. Des randonneurs nous félicitent et nous encouragent.
Au fait, elle ne vous l’a pas dit, mais Brinouille est avec nous, et gambade en faisant le double de chemin. Dans les lacs, elle se baigne carrément, sacrée Brinouille. La bonne femme s’obstine à l’appeler Fifi, je me demande bien pourquoi. A ce moment-là, je commence à doubler des gens, filles et garçons, même si mes doigts commencent à gonfler et la migraine à poindre. Première fois que je ressens les effets de l’altitude, faut dire aussi que je ne suis jamais montée aussi vite.
La montée jusqu’au Pépoiri (2674 m) est dure mais pas vraiment pénible non plus. Là-haut, je tombe sur Brague Spirit de Kikourou, qui me fait relacer et serrer mes chaussures : « Serre plus que ça !! Encore je te dis ».
A partir de là, c’est sensé être plus facile. Nan nan nan, pas du tout, c’est là que les ennuis commencent. Ça descend trop vite, les pierres roulent, c’est très dur de courir et je n’ai pas envie de me casser le coccyx ; au bout d’un moment, parcours en crête, ça va un peu mieux, je redouble quelques filles, dont une Paula Radcliffe avec des bâtons. Je suis contente parce que j’ai doublé des filles carrossées comme des 4×4 de trail (autrement dit super bien foutues mais ultra-musclées). On a de petites satisfactions parfois. Je fais une grande partie de la course avec une dame qui tient le magasin de trail de Nice, c’est une V2 digne d’un catalogue de mode, d’habitude elle est loin devant, mais il paraît qu’elle est un peu malade. Elle reste très sympa.
On arrive sur des pistes, qui sont en fait des pistes de ski et je me dis que ça va aller mieux. Que nenni (no offense Nenni). Entre les petits bosses casse-chevilles, les ornières et les cailloux qui roulent, c’est l’enfer. On a deux km sur lesquels on peut s’éclater, après on pleure (enfin,pas vraiment hein). Ce parcours n’est pas le plus beau, j’ai préféré l’inspiration des paysages à la montée. Bien sûr on voit des tas de montagnes au loin, mais comme on a le nez dans le guidon, on n’en profite pas.
Lorsque j’arrive au km 15 il me reste 45 min pour faire les 5 restants et passer sous les 4h, qui sont mon objectif. Je me dis : piece of cake. Petite ignorante que je suis.
C’était sans compter sur ces fichus pistes casse-gueule, où il faut faire attention au moindre appui et où le pied roule comme c’est pas permis, c’était sans compter les montées qui arrivent. Je râle pas mal. Je double un monsieur qui me redoublera plus loin et arrivera 2 min avant moi. Par contre, j’entends arriver derrière moi un train, c’est la dame du magasin qui descend à toute vitesse. Elle me dit « allez viens, cours !! »
Oui oui bien sûr, passe devant, je te suis ! Tu parles Charles. Elle arrivera 4 min avant moi !
J’ai les cuisses dures mais dures !!! Les organisateurs nous font prendre des raccourcis mortels en descente, je les maudis. A deux km de l’arrivée, une dernière montée dans une autre pistes de ski, une horreur, les gens marchent comme des galériens, je double un jeune qui me dit qu’il a presque envie de pleurnicher, c’est mignon. On a tous des envies de meurtre. Ça redescend, ouf. Aaaaaah mais non ! ça remonte encore !!!!!!
Là, ce ne sont plus des envie de meurtre, je suis Landru. Non, je me transforme lentement en Hannibal Lecter, je sens que si j’avais le traceur sous la main, je l’empalerai avec un bâton que j’aurais fauché à Paula Radcliffe.
Les derniers 500 m passent dans un sous-bois magnifique, dont je ne profite pas, trop fatiguée.
J’arrive quelques minutes après mon mari qui n’en peut plus. Il en a bavé des ronds de chapeau dans la descente.
J’ai mis 4h17, je suis 153ème sur 180 au total, 12ème fille sur 24, et 4ème V1F sur 10, la troisième étant passée plus d’un quart d’heure avant moi, donc pas de regret.
Le copain de la Colmiane met 3h50, il est content. Nath, sa femme, a fait un super temps sur le 15 km, elle est ravie.
Je suis contente, mais pour un premier trail de montagne, j’aurais préféré un parcours avec des sentiers plus roulants (il y en a plein).
Debout à 5h30 pour essayer de ne rien oublier et de ne pas s’énerver. Nous avons en effet 1h30 de route pour nous rendre au petit village de Saint-Dalmas Valdeblore, pour le trail de la Colmiane. Ce trail fait 20 km et cumule 1700 m de dénivelé positif. J’ai été prévenue, ce sera dur. Mais je sais que là-haut, ce sera magnifique. C’est ce qui me fait avancer dans ces cas-là.
Nous renonçons à aller voir le départ des Ironmen avant de partir (nous aurions tous les 3 aimé voir ce spectacle assez exceptionnel), et je crois que nous faisons bien. Nous décidons d’y aller ce soir en rentrant.
Nous embarquons le « petit » avec nous, il jouera avec les enfants de nos copains de la Colmiane, dans le pré ou ailleurs !
Sur la route, mon mari me taquine en n’arrêtant pas de dire : « ah t’es contente là, t’es excitée d’aller dans ta montagne ». Je rigole mais je me dis que les trois personnes qui sont montées le vendredi de la semaine d’avant et qui ne sont pas revenues du raid du Mercantour devaient aussi être très heureuses la veille de leur décès…Bref, on n’y peut rien.
Sur place, il y a deux courses, le trail et la course des as, 15 km sur routes et chemins, 200 m de dénivelé je crois. Le tout est gratuit, sauf si on s’inscrit au dernier moment (5 euros). Une copine et un collègue feront le 15km. Le mari de la copine, le Colmianais, part sur le trail avec nous. Et oui, mon jules a décidé de faire le trail, premier pour lui. 
Notre fils se volatilise avant le départ, il a son ballon de foot et a trouvé les enfants de nos potes, en plus ils installent des jeux pour enfants.
Juste avant le départ, je demande à Nath de m’attacher le petit brassard noir que nous portons en souvenir des disparus.
Le départ est donné, au fusil, c’est la Western States en Alpes-Maritimes.
Nous avons près de 1400 m à grimper jusqu’au Mont Pépoiri (10 km de montée), en passant par des sentiers qui grimpent, mais très agréables. Il fait un peu chaud en bas, mais je sais que ça ne va pas durer. Nous traversons des paysages magnifiques, à couper le souffle, nous croisons des moutons surexcités par notre présence. Il y a une très bonne ambiance, ça papote sec (je suis plutôt dans le fond), il faut dire qu’il est impossible de courir pour le commun des mortels. Si j’en crois les photos de l’année dernière, seuls les 10 premiers couraient sur cette portion.
THE WALL
the wall
A un moment, nous montons face à de magnifiques barres rocheuses, c’est raide, très raide, un type dit que son GPS lui annonce 45%, c’est possible ça ? Je vois mon mari 10 minutes devant. En haut, j’ai un peu le vertige, et un coup de mou consécutif à un sprint, effectué justement pour rester le moins de temps possible là où j’ai peur. Mais ça ne dure pas.
L’arrivée aux lacs est merveilleuse, comme toujours on les découvre au dernier moment. Tout le monde fait « aaaaah », ou « ooooh », ça dépend des styles. Des randonneurs nous félicitent et nous encouragent.
A ce moment-là, je commence à doubler des gens, filles et garçons, même si mes doigts commencent à gonfler et la migraine à poindre. Première fois que je ressens les effets de l’altitude, faut dire aussi que je ne suis jamais montée aussi vite.
La montée jusqu’au Pépoiri (2674 m) est dure mais pas vraiment pénible non plus. Là-haut, je tombe sur Brague Spirit de Kikourou, qui me fait relacer et serrer mes chaussures : « Serre plus que ça !! Encore je te dis ».
A partir de là, c’est sensé être plus facile. Nan nan nan, pas du tout, c’est là que les ennuis commencent. Ça descend trop vite, les pierres roulent, c’est très dur de courir et je n’ai pas envie de me casser le coccyx ; au bout d’un moment, parcours en crête, ça va un peu mieux, je redouble quelques filles, dont une Paula Radcliffe avec des bâtons. Je suis contente parce que j’ai doublé des filles carrossées comme des 4×4 de trail (autrement dit super bien foutues mais ultra-musclées). On a de petites satisfactions parfois. Je fais une grande partie de la course avec une dame qui tient le magasin de trail de Nice, c’est une V2 digne d’un catalogue de mode, d’habitude elle est loin devant, mais il paraît qu’elle est un peu malade ce jour-là. Elle est très sympa.
On arrive sur des pistes, qui sont en fait des pistes de ski et je me dis que ça va aller mieux. Que nenni. Entre les petits bosses casse-chevilles, les ornières et les cailloux qui roulent, c’est l’enfer. On a deux km sur lesquels on peut s’éclater, après on pleure (enfin,pas vraiment hein). Ce parcours n’est pas le plus beau, j’ai préféré l’inspiration des paysages à la montée. Bien sûr on voit des tas de montagnes au loin, mais comme on a le nez dans le guidon, on n’en profite pas.
Lorsque j’arrive au km 15 il me reste 45 min pour faire les 5 restants et passer sous les 4h, qui sont mon objectif. Je me dis : piece of cake. Petite ignorante que je suis.
C’était sans compter sur ces fichus pistes casse-gueule, où il faut faire attention au moindre appui et où le pied roule comme c’est pas permis, c’était sans compter les montées qui arrivent. Je râle pas mal. Je double un monsieur qui me redoublera plus loin et arrivera 2 min avant moi. Par contre, j’entends arriver derrière moi un train, c’est la dame du magasin qui descend à toute vitesse. Elle me dit “allez! suis-moi!”
Oui oui bien sûr, passe devant, je te suis ! Tu parles Charles. Elle arrivera 4 min avant moi !
J’ai les cuisses dures mais dures !!! Les organisateurs nous font prendre des raccourcis mortels en descente, je les maudis. A deux km de l’arrivée, une dernière montée dans une autre pistes de ski, une horreur, les gens marchent comme des galériens, je double un jeune qui me dit qu’il a presque envie de pleurnicher, c’est mignon. On a tous des envies de meurtre. Ça redescend, ouf. Aaaaaah mais non ! ça remonte encore !!!!!!
Là, ce ne sont plus des envie de meurtre, je suis Landru. Non, je me transforme lentement en Hannibal Lecter, je sens que si j’avais le traceur sous la main, je l’empalerai avec un bâton que j’aurais fauché à Paula Radcliffe.
Les derniers 500 m passent dans un sous-bois magnifique, dont je ne profite pas, trop fatiguée.
J’arrive quelques minutes après mon mari qui n’en peut plus. Il en a bavé des ronds de chapeau dans la descente.
J’ai mis 4h17, je suis 153ème sur 180 au total, 12ème fille sur 24, et 4ème V1F sur 10, la troisième étant passée plus d’un quart d’heure avant moi, donc pas de regret.
Le copain de la Colmiane met 3h50, il est content. Nath, sa femme, a fait un super temps sur le 15 km, elle est ravie.
Je suis contente, mais pour un premier trail de montagne, j’aurais préféré un parcours avec des sentiers plus roulants (il y en a plein).

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